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Allez ça y est, je vais le publier ce post. Cela fait un petit moment que son début est dans mes brouillons mais je ne savais pas trop s’il fallait que je le publie ou non. Après tout, j’ai décidé que ce blog sur Medium était un petit carnet de route alors GO.

Alors déjà, la “crise de la trentaine”.

Bon j’ai fêté mes 30 ans cette année plutôt bien très bien entourée et j’en suis ravie ! J’avais organisé un petit week-end en Auvergne, point central pour réunir ces derniers qui évidemment sont éparpillés dans toute la France et franchement, c’était top ! J’en avais quasiment oublié le prétexte 😀

Pour moi, 30 ans, ce n’est pas vraiment une crise existentielle mais c’est l’occasion de se poser des questions sur ce qu’on veut faire les 10 prochaines années par exemple, que ce soit au niveau perso mais aussi pro. Du coup ma réflexion sur le statut de créatrice d’entreprise s’est retrouvée agrémentée de quelques questionnements supplémentaires sur les sujets que j’avais envie de traiter.

Sans surprise, j’ai retrouvé un besoin fort d’être plus proche de l’environnement que de l’événementiel. Je ne parle pas du numérique, qui va de soi pour moi aujourd’hui mais avec un usage raisonné, commençant à en avoir un peu assez de toutes ces startups qui soi-disant améliorent notre vie.

Bref, j’ai une certaine envie de revenir aux fondamentaux et l’environnement, finalement, c’est le sujet de mes études post-bac, auquel j’ai continuellement essayé de me raccrocher dans mes projets bénévoles ou presque bénévoles. (Défions les Saison, Place to B, Knowtex etc.)

L’idée d’avoir un lieu me titille aussi de plus en plus. Sans doute parce qu’il permet aussi de matérialiser, de concrétiser mais aussi parce que cela ancre une action dans un espace, permet des découvertes, des rencontres et du bien-être. En tout cas, c’est comme ça que je le vois. J’ai été bien proche de certains espaces de coworking et j’ai pu voir l’impact qu’ils ont eu et ont encore.

Impact, c’est aussi un mot qui m’intéresse, au-delà bien sûr, de l’impact environnemental 😉 Il va de pair avec le mot citoyenneté. Mais je reviendrais sans doute plus tard sur celui-ci car je travaille sur un projet qui explore ce terme justement. 🙂

Le sens de la vie

Je ne sais pas si c’est un hasard mais cette année a été très très (très) difficile avec encore plus de remises en question que d’habitude. Il s’est passé plein de choses. Si je devais faire une petite liste, je dirais que entre septembre 2015 et juin 2016 :

  • Ondine a fêté ses 3 ans en mars et Sumrise a eu 1 an en juin
  • Un accident de la route a emporté mes grands-parents adorés sans prévenir
  • Des grosses structures ont tardé à payer malgré un travail (bien) fait et parfois dans l’urgence.
  • J’ai entamé pour la première fois de ma vie une procédure judiciaire contre un client
  • J’observe l’émergence de lieux de détox numérique
  • J’observe un comportement citoyen plus responsable de l’environnement (ou en tous cas, une volonté) et pas que parisiano-centré. C’était même un des débats à table pendant un mariage auquel j’étais invitée. 😉
  • Le numérique est un formidable accélérateur de rencontres, de projets etc. mais aussi de superficialité, amplifié par les réseaux sociaux.
  • La question du travail et du néo-salariat mais aussi du développement personnel est devenu un sujet qui m’intéresse de plus en plus.
  • La question politique (citoyenne) revient à grande vitesse dans ma vie

Pfiou.

En pratique, j’avais hâte de partir et de laisser tout ça en France, loin derrière moi. J’étais globalement fatiguée, je n’avais plus beaucoup d’énergie et surtout, j’avais peur de la rentrée (pas de projet en cours). Cette année infernale n’a eu de cesse de me remettre en question.

Le voyage en Arménie

Le voyage en Arménie comme j’aime bien l’appeler, a été salutaire. Il est arrivé sans doute aussi au bon moment de ma vie. Il m’a permis de faire le vide, de me retrouver (sans parler du fait que ce sont mes racines) et il m’a permis aussi de me ré-énergiser ! Par la différence incroyable du niveau de vie des habitants (mais le nôtre est-il vraiment meilleur ?) Par la bienveillance générale, l’hospitalité et la générosité indicible des bergers rencontrés là-bas. Par la beauté des paysages…

Il faisait bon vivre dans Erevan, capitale de l’Armenie, où les gens sont plutôt du soir, où les dizaines (centaines ?) de petites fontaines à eau potable permettent à tous de se désaltérer, où les terrasses ombragées de la place de l’Opera permettent de boire du bon café, où les fruits et légumes sont tellement bons que meme les fruits bio ici n’ont pas de goût…. Alors, oui le pays est pauvre et on pourrait dire qu’il y a 2 Armenies entre Yerevan et le reste du pays mais ses valeurs, celles des gens sont tellement belles et grandes que je ne pouvais m’empêcher d’avoir un sentiment mêlé de gâchis et d’espoir en même temps.

Durant ces 3 semaines, j’ai évité le plus possible de me poser des questions sur la suite. Je sais que je suis à un tournant dans ma vie et que c’est à moi de l’orienter vers là où je souhaite aller. Comme ce sont des questions sensibles, je voulais profiter à plein poumons de ce que ce pays pouvait m’offrir et cela m’a fait du bien. Je mesure encore plus ma volonté d’être proche des gens, de respecter la nature et notre planète, de ne pas laisser une trace négative ici.

On n’hérite pas la terre de nos ancêtres, on l’emprunte à nos enfants.”

Autant dire que le retour a été difficile ! Le retour devant l’écran — on se déshabitue vite — mais aussi le temps de poser calmement les briques pour la rentrée et pour la suite ne sont pas simple. Je suis en veille active. Une chose est sûre, je veux cette année prendre plus de temps pour moi, pour mon équilibre… d’autant que le magnifique piano de mes 30 ans n’attend que ça ! 🙂